Universitätsbibliothek Freiburg i. Br., J 3303,ti-1946
L'Alsace: Almanach 1946
Mulhouse, 1re Année.1946
Seite: 77
(PDF, 52 MB)
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http://dl.ub.uni-freiburg.de/diglit/alsace_1946/0085
bitants de Niffer avaient été évacués
en février, apres la libération du village,
dans la région de Romagny. Ils avaient
passé 13 semaines dans les caves; seules
quelques familles venaient de rentrer la
veille de notre promenade. Niffer a hor-
riblement souffert; beaucoup de mai-
sons ont disparu, les autres sont forte-
ment endommagées. Le clocher datant
du 12e siècle n'est qu'un amas de pierres,
mais l'église elle-même est encore assez
bien conservée. Avec elle la porte go-
thique de la sacristie portant cette ins-
cription: «Meinat heizz i, der kilchen-
pfleger zuo sant Ulrich » (l'êglise est
dédiée à saint Ulric). Niffer a été bom-
bardé par l'artillerie et par des avions;
il était jusqu'en février 1945 occupé par
les Allemands, tandis que Kembs avait
déjà été libéré le 20 novembre 1944. La
proximité du front obligea les habitants
de la vieille station romaine de Cambete
à quitter leur village et à se réfugier
dans des communes du Sundgau. Kembs
avait déjaà été éprouvé pendant la guerre
de Trente Ans; le village fut bombardé
le 6 septembre 1870 et en 1940. II avait
appartenu dés le 11e siéècle à l'Evêché de
Bäale auquel Henri II, le Saint, l'avait
donné; l'Evéêché l'accorda en fief à deux
familles nobles résidant préêés de N.-D.
de la Pierre, aux Münch de Landskron
et aux Rotberg. Kembs était connu a
l'époque des diligences par sa station de
relais, dont le souvenir est toujours vi-
vant par le Restaurant «A la vieille
Poste ». Les obus ne l'ont point épargneé,
mais le bäatiment peut éêtre réparé. II en
est de même pour l'église, par contre la
mairie a été incendiée par les Allemands.
Le pont du canal de Huningue a sauté
et notre voiture doit prendre la dériva-
tion pour arriver au Lœchlé. Cette an-
nexe a été tant de fois bombardée de
part et d'autre qu'on s'étonne en pas-
sant à cöôté d'une maison qui n'est pPas
entièrement détruite. Quel dommage pour
les maisons coquettes construites à la
suite des travaux du canal de Kembs et
de l'usine électrique du Rhin!
Nous quittons la route du Rhin pour
nous diriger vers la Rosenau. Autour du
village il y eut le 20 novembre des com-
bats sérieux. La Rosenau n'avait Pas
d'église jusqu'en 1871; elle fut construite
gräce aà la générosité des époux Rogg-
Haas dqui dotèrent Sierentz, leur village,
d'un hôöpital et qui soutinrent par leurs
dons la construction des églises Ste-Ge-
nevieve et St-Fridolin à Mulhouse. Le
clocher de la Rosenau a été enlevé pPar

charpente, une cloche est suspendue
tristement prês de l'église qui, à notre
grande surprise, n'a pas été touchée à
l'intérieur. Les vieux tableaux «La Na-
tivité» et «„L'adoration des Mages» de
provenance inconnue, ne sont pas encore
rentrés de leur abri, dans lequel on les
avait mis en 1939, lors de l'évacuation
du village. Un peu partout les bombar-
dements ont laissé leurs traces tragiques.
Le Village-Neuf a surtout souffert au-
tour de l'église. Huningue, jadis placé
fortifiée d'aprêés le systéme Vauban, à

Huningue — Clocher

inscrit son nom dans l'histoire de la
Révolution et de l'Empire. La ville dqui
se glorifie d'un Abbatucci, d'un Chancel,
d'un Barbanégre, défenseurs vaillants de
la forteresse, a supporté héroiquement
les bombardements d'un véritable siege
qui a occasionné de nombreux dégaäats
et causé des victimes civiles. Voici la
Place d'Armes régulièrement établie, Ssi
caractéristique des forteresses Vauban,
l'obélisque en l'honneur du brave Abba-
tucci qui succomba à ses blessures au
chäteau de Blotzheim (1796); de ce cöté
l'ancienne église St-Louis devenue trop
petite, remplaceée avant cette guerre par
une belle construction, dont le clocher
a été troué, de l'autre cöôöté les restes des

le bombardement, le feu a dévoré la — remparts demantelés en 1815 et la route

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