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Une intéressante figore ecclésiastique
du XVIIme siecle Jeun-Michel Stippich
1641-715
Les souffrances que notre population
d'Alsace a traversées pendant la guerre
qui vient de se terminer, ont été cer-
tainement atteintes sinon dépassées par
celles qu elle avait à endurer pendant
la guerre de Trente Ans. Nos villes et
nos campagnes étaient décimées pour
des raisons analogues à celles d'aujour-
d'hui; cependant les maladies contagieu-
ses contre lesquelles la médecine d'alors
était impuissante et la longue durée des
hostilités, avaient eu des suites si dés-
astreuses pour notre région, qu'alors de
nombreuses localités ont entièrement
disparu pour toujours et due d'autres
étaient presque totalement délaissées.
Dans toute la vallée de St-Amarin,
depuis la sortie de Thann jusqu'au cha-
teau de Wildenstein, d après une Sca is-
tique officielle de 1650, on ne comptait
plus que 117 personnes adultes et 304
enfants, parmi lesquels la petite ville
de St-Amarin avec Vogelbach figurait
avec 13 personnes adultes et 44 enfands.
Dans toute la Haute-Vallée (Fe lering,
Odern et Kruth) il ne restait plus due
22 personnes adultes et 47 enfants.
L'ensemble de toutes les localités de
la vallée ne formait alors plus qu'une
seule paroisse dont l'administration
était confiée pendant et après la guerre,
tantöt aux Franciscains de Thann tan-
töt aux Dominicains de Guebwiller et
plus rarement à des préètres séculiers,
parmi lesquels on mentionne vers 1660
le doyen Harnist.
Il est evident, qu'un seul préètre,
chargé à lui seul, sans le concours d'un
vicaire ou chapelain, de desservir un dis-
trict s'étendant à tout le canton actuel
et en outre à Bitschwiller et à l'an-
cienne paroisse de Willer avec ses an-
nexes, était nettement insuffisant pour
suffire à une täche aussi ardue tant au
point de vue physique qu'au point de
vue Sspirituel.
Pour remédier à cette situation in-
tenable., une conférence eut lieu au
couvent des capucins à Soultz le 9 sep-
tembre 1667, entre les délégués du
Vicariat-Général de Bale et ceux de
l'abbaye de Murbach afin de régulariser
la situation des paroisses de la vallée
de St-Amarin. Aux termes du Mémorial,
rédigée après müre réflexion, il a 6 6
décidé au cours de cette conférence ce
qui suit:
1) Les trois paroisses (Mollau, Odern
et willer) actuellement réunies à St-
Amarin devront être à nouveau restau-
rées, cependant pour le moment les re-
venus pour les rendre indépendantes ne
paraissent pas encore suffisants.
2) Jusqu'à nouvel ordre, c'est-àa-dire
jusqu'à l'arrivée de temps meilleurs, au
moins deux paroisses devraient être
munies de prêtres pour autant que les
circonstances le permettent (So-Amarin
et Odern).
3) La collégiale de S=Amarin due
l'abbaye de Murbach avait acquise en
1657 de la part des chanoines de Thann
(en échange du droit de patronage de
l'église d Eschentzwiller) devait éêtre à
nouveau dolée d'un chapelain, qui avait
à célébrer journellement la messe à la
collégiale, tel que c'était le cas avant la
guerre de Trente Ans.
4) L'abbaye de Murbach devait ac-
corder tant au curé-doyen qu'au chape-
lain de Ss-Amarin un certain revenu
fixe sur les revenus ofriciels de la vallée,
et ceci de façon dque les revenus en es-
pèces fussent payables trimes rie lement
— les revenus en céréales annuellement
à la St-Martin, aussitot que les blés
seraient battus.
5) La paroisse d'Oderen devait êre
séparée de St-Amarin, dont el'e était
trop distante et trop éloi gnée et
érigee à nouveau en paroisse auo-
nome, de sorte qu'un candidat qualifié
pourrait être immédiatement présenté
pour desservir cette pParoisse.
La réalisation de cette dernière dézi-
sion de la conférence de Soultz ne tarda
Pas aàa survenir. — A peine quatre mois
apres la conférence, Jean-Michel Svip-
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