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SON EXISTENCE REELLE
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Il faut observer que l'Ottimo avait connu Dante personnellement
, qu'il fut son compatriote. Il écrivait vers i328,
sept ans après la mort du poète, son interprétation de
ce xxxmc chant du Purgatoire. Il est de plus original, sur
ce point, en ce sens qu'on ne trouve pas ici entre lui
et le Bolonais Jacopo délia Lana, la célèbre identité de
texte qu'on trouve ailleurs dans leurs commentaires 1.
UAnonimo publié par Lord Vernon s'exprime ainsi :
« Cette femme fut Béatrice, et, comme il a été dit plus
haut, Dante parle d'elle. Dante avait éprouvé pour elle
un grand amour : maintenant il en parle dans ce livre
comme de cette vertu qui produit la Béatitude -. »
Quant aux interprètes anciens qui semblent ne mentionner
que la Béatrice allégorique, nous avons à observer
deux choses. D'abord, s'ils n'affirment pas la Béatrice
historique, ils ne la nient pas non plus. Loin de là, leur
langage lui-même, le soin qu'ils prennent de distinguer
clli disse di Ici. L"altra è da riferire a spirito ed intelletto. che l'Autore
incominciando lo studio di teologia infino da fanciullo. » lin. in v. 121.
= 1 Philippe Villani s'exprime ainsi : « Is. dum juvenis admodum dulci
usu patriae rueretur. Beatricis. cui morositate lïorentinae faceti^e Bice
dicebatur. amore castissimo. qui in ipso pueritias limine coeperat. ar-
dentissimè teneretur. in ejus honorem multas vulgares composuit canti-
lenas. » De Viris M. pp. 10-11. Villani était historien, et non romancier.
— 2 « Questa donna si fu Beatricie. e corne è detto a dietro. parla di lei
Dante : avegna che fosse una donna di cui esso Dante già senti amore,
ora ne parla in questo libro per quella virtù che fa béate le cose. » Pag. 31.
D. Ancona. après avoir cité ce texte dans son édition de la Vitû Nuova.
p. xxix. 2"" édition, cite la variante qui suit, déjà rapportée par Selmi.
p. 11. d"après un manuscrit de la Laurenziana : « E corne è detto a
dietro. là dove Dante parla di Biatrice. avvegnache fosseuna donna
fiorentina. non è Biatrice di cui Dante senti gia corale amore : egli ne
parla qui pure per quella virtù che fà biate le cose. »
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