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http://dl.ub.uni-freiburg.de/diglit/berthier1893/0024
I 2

BÉATRICE PORTINARI

Béatrice, dit le Poète, est la neuvième parmi les soixante
plus belles de Florence : et toutes celles-ci eurent une existence
réelle l. Puis Dante se reproche d'avoir aimé d'autres
femmes que Béatrice 2, qu'il compare à celles-là. Dans sa
Divine Comédie, le poète reste absolument fidèle à sa
pensée. Non seulement il la nomme spécialement par son
nom à Forese Donati, son ami intime 3, comme une
personne à lui connue en ce monde S et nous parle du
jour où il la vit pour la première fois dans la vie
présente 5 : mais il place sur ses lèvres un langage absolument
clair et expressif. Béatrice reprochant à Dante ses
égarements, lui dit :

Pendant quelque temps, je le soutins de mon regard.
En lui montrant mes yeux pleins de jeunesse,
Je le menai avec moi dans le droit sentier.

Mais aussitôt que je fus sur le seuil

De mon second âge, et que j'échangeai ma vie.
Il s'est séparé de moi, et s'est donné à d'autres.

Quand je montai de chair à esprit.

Et que beauté et vertu en moi avaient grandi,
Je lui fus moins chère et moins douce 6.

Jamais la pure théologie, crovons-nous, n'eut « de second
âge, n'échangea sa vie, ne monta de chair à esprit. »

1 Cf. Dionisi, Anedd., u, p. 43. Cf. Fraticelli, Opp. min. di Dante,
pp. 81-82. Naples 1855 = 2 Cf. Fraticelli. ibid., p. 20-21. Voir Purg.,
xxxi, 43-54. = s Cf. Poletto, Di^ion.. art. Forese: D'Ancona, Discorso
sù Béatrice, m, Pise 1884 ; Bollettino délia Società Dantesca, n" r, p. 65.
= 4 Purg., xxiii, 128. = 5 Par., xxx, 28. =6 Alcun tempo il sostenni col
mio volto ; — Mostrando gli occhi giovinetti a lui, — Meco il menava
in dritta parte volto. — Si tosto come in sulla soglia fui — Di mia
seconda etade, e mutai vita, — Questi si toise a me, e diessi altrui. —
Quando di carne a spirto era salita, — E bellezza e virtù cresciuta m'era,
— Fu! io a lui men cara c men gradita. Purg., xxx, 121-129.


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