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BÉATRICE PORTINARI
Rien de plus autorisé et de plus précis qu'un tel témoignage
.
Il nous amène naturellement à dire un mot du testament
de Folco Portinari, qui confirme merveilleusement ces
données. Le i5 janvier 1288, par devant le notaire Tedaldo
Rustichelli, dans le couvent de Sant' Egidio, qui appartenait
aux Frères de la Pénitence de Jésus-Christ, et était
situé à la naissance des collines de Fiesole, en dehors de
la seconde ou pénultième enceinte des remparts, Folco
di Ricovero di Folco Portinari, manifestant ses dernières
volontés, s'exprimait de la sorte : « Je recommande humblement
mon âme au Dieu vivant et véritable, et je
choisis ma sépulture dans la chapelle de mon hôpital
de Santa Maria Nuova. — J'offre à Dieu, au Seigneur
Jésus-Christ, à la Bienheureuse Vierge Marie, sa Mère,
le dit hôpital et chapelle ou église, pour la rémission de
mes péchés, et des péchés des miens, et pour le service
des pauvres infirmes. Mes héritiers doivent le maintenir
et en rester patrons. » Viennent ensuite des dispositions
particulières. A sa femme, Cilia de' Caponsacchi, et à Nuta,
sa sœur à lui, il assure la demeure et l'entretien dans la
maison Portinari. Il nomme ensuite ses quatre filles non
mariées, Vanna, Fia, Margherita, Castoria, et leur assigne
huit cents florins à chacune. Deux de ses filles sont mariées,
l'une, Ravignana, à un Falconieri, et l'autre, Bice, à un
Bardi. A chacune il assigne cinquante florins. Ses héritiers
sont ses cinq enfants mâles : Manetto, Ricovero, Pigello,
Gherardo et Jacopo. Le testament de Folco a été publié
amatore. e in laude sua moite canzoni compose ; e poi che fù morta. per
celebrare il nome di lei. si voile in questo suo poema assumerla sotto
l'allegoria e carattere délia Teologia. » Giorn. Stor. délia Letter. Ital.,
vol. vu, an. iv, pp. 366-385.
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