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BEATRICE PORTINARÎ
pratique des œuvres de charité ; et alors comme aujourd'hui
la charité aimait à revêtir les livrées religieuses.
Francesco Barberini, après avoir observé que parmi
toutes celles qui portent l'Habit de Pénitence dans leur
maison, bien peu n'obéissent qu'à des motifs nobles, leur
donne en même temps ces conseils :
Il y a en ce monde des Règles (religieuses) en grand nombre,
Qui ont tantôt une observance, tantôt une autre.
Que la pieuse femme en choisisse une
Approuvée par la sainte Eglise,
Qu'elle se la fasse lire ;
Ou si elle sait lire, qu'elle la lise bien :
Puis qu'elle l'observe selon son pouvoir.
Si elle est jeune,
Elle doit laisser absolument le luxe et les ornements :
C'est laide chose que d'en voir certaines
Porter au dehors la peau d'agneau.
Et au-dessous celle du diable.
Elle doit renoncer aux bavardages,
Aux promenades, aux vanités du monde :
Marcher les yeux modestes,
Fréquenter les églises, ses patenôtres en main.....
Elle doit voir et examiner
Combien elle reçoit chaque année dans sa maison.
Et combien il lui faut pour sa personne.
Et le reste le donner pour l'amour de Dieu.
Elle doit fuir les amusements de la place, les fenêtres
Et même les fêtes domestiques.
Il lui convient de laisser les romans
A celles qui restent dans le monde.
Et de lire l'Office Divin,
Les légendes et l'histoire des Saints, l'histoire de l'Eglise.
Dans les moments de tentations et de crainte.
Qu'elles se rappellent la Passion du Christ
Et la Vie de Notre-Dame 1.
1 ... Più son le regole al mondo, — Ch'à Tuna osservanza. e l'altra ha
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