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LE MESSAGERDE L'EST 23
Champs et prairies. — On
CALENDERIE R DII
Jardin. — On enjauge les
racines à l'air, et on recou-
JIARDINIE R
emmagasine les navets. On
ouvre les sillons d'écoule-
ment, pour empécher la for-
mation d'eaux stagnantes. On
transporte le fumier; on
amende aux scories de Tho-
mas et aux engrais phospho-
potassiques. On conduit pu-
rin et terreau dans les prai-
ries, en outre scories de Tho-
mas et Kainite. Dès que les
prairies prennent une teinte
vert foncé, elles sont satu-
rées d'eau. On les met à sec.
Elles pourraient souffrir par
les gelées dans un état d'hu-
midité trop prononcée.
Arbres fruitiers et vignes.
— On laboure les vignobles,
on détache les ceps; secoués
par le vent, ils ne gèlent pas
si vite par les grands froids.
On fume les vieux arbres,
vre de paille et de feuilles
mortes choux pommés, choux
frises et choux blancs. On
abrite contre le froid les
plantes délicates: fraisiers,
oignons à fleurs, etc., en les
recouvrant avec des rameaux
de sapin. On fume et défon-
ce les parterres. On recèpe
et on empaille les rosiers.
Travaux d'intérieur. — On
trie les fruits de conserva-
tion. On accélère, vers la fin
de novembre, la fermentation
des vins nouveaux en éle-
vant la température de la
cave à 12 ou 15 degrés cen-
tigrades.
—
Animaux domestiques. —
On doit calculer les provi-
sions de fourrages pour fixer
la ration journalière des ani-
on enlève la mousse, on ba-
digeonne les troncs et les plus grosses branches avec un
lait de chaux.
ASchSDAe
boureur s'il doit augmenter ou diminuer le nombre de
ses bestiaux.
maux. Ce calcul dira au la-
C'est un peu romance et cela a fait pleurer nos grands-
pèêres. La “feuille- d'Arnault, plus vive, plus légère,
triomphera davantage de l'oubli:
«„Je vais où le vent me mène,
Sans résister ni crier;
Je vais où va toute chose;
Où va la feuille de rose
Et la feuille de laurier.*
Lamartine, en bon romantique qui savait qu'un paysage
est un état d'âme, devait renouveler le thème traité par
Millevoye; mais au lieu d'accorder à l'automne le destin
d'un poitrinaire, il voulut parler en vieillard:
«Salut! bois couronnés d'un reste de verdure,
Feuillages jaunissants sur les gazons épars!
Salut, derniers beaux jours! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plait à mes regards . . .
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie,
Je contemple les biens dont je n'ai pas joui.»
On est enclin à sourire devant ces beaux vers où l'au-
teur évoque ses «longs jours», quand on sait qu'ils furent .
écrits par un jeune homme de 29 ans. S'ils paraissent sin-
cères, s'ils sonnent d'un accent qui ne trompe pas, c'est
que leur auteur s'abandonne tout entier à la complicité de
l'automne. II cède à la réverie, à la langueur, au vague-à-
l'ame, choses dont par ailleurs nous devons nous méfier.
La tristesse existe certes. Mais c'est à nous qu'il appar-
tient de la rendre profitable et salutaire. Qu'il ne soit pas
dit qu'elle soit deprimante. En elle, nous devons nous re-
tremper. L'automne est triste, mais sait-on quelle sérénité
il y a dans sa tristesse qui cache, pour tout dire, une
secrète espérance? Il annonce la mort, mais une mort fé-
conde. Il apporte des fruits, des fruits où sont en germe
les printemps futurs.
Et c'est à un poète, à Sully-Prudhomme, que nous de-
manderons la conclusion:
«Dans l'été de la vie enrichissant l'automne,
O mortel, sois docile à l'exemple que donne,
Depuis des milliers d'ans la terre au genre humain.
Vois, le front lisse hier n'est déjà plus sans rides,
Et les cheveux épais seront rares demain;
Fuis la honte et l'horreur de mourir les mains vides.*
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