Universitätsbibliothek Freiburg i. Br., J 3458,id-1949
Le Messager de l'est: Almanach pour 1949
Colmar, 1949
Seite: 68
(PDF, 29 MB)
Bibliographische Information
Startseite des Bandes
Zugehörige Bände
Regionalia
Oberrheinische Kalender und Almanache

  (z. B.: IV, 145, xii)



Lizenz: Public Domain Mark 1.0
Zur ersten Seite Eine Seite zurück Eine Seite vor Zur letzten Seite   Seitenansicht vergrößern   Gegen den Uhrzeigersinn drehen Im Uhrzeigersinn drehen   Aktuelle Seite drucken   Schrift verkleinern Schrift vergrößern   Linke Spalte schmaler; 4× -> ausblenden   Linke Spalte breiter/einblenden   Anzeige im DFG-Viewer
http://dl.ub.uni-freiburg.de/diglit/messager_est_1949/0072
68s LE MESSAGCER DE L'EST

mes de terre, betteraves, fourrages réussissent éga-
lement sur son sol. Mais sa lourde glèbe nécessite
de gros attelages, quatre ou six chevaux à la char-
rue, d'où un élevage prospère de chevaux arden-
nais, voisinant avec celui du bétail à cornes, de race
hollandaise surtout. La viticulture était aussi très
en honneur dans le coin des côtes, et le petit vin
gris de Vic ou de Marsal avait quelque renom.
Mais le phylloxéra et deux guerres successives ont
bien réduit le vignoble, remplacé surtout par des
mirabelliers. Quelques propriétaires courageux ont
également replanté du houblon et du tabac, com-
plètement disparus au temps des «Siedler» alle-
mands. Telles sont en gros, avec la pisciculture de
la région des étangs, les ressources du Saulnois.
L'industrie y tient une place assez restreinte. On
peut citer cependant les usines (Bata) qui, depuis
quelques années, fabriquent des chaussures prês de
Maizières-les-Vic, et surtout les salines Solvay de
Chäteau-Salins et les établissements Kuhlmann de
Dieuze qui extrayent aussi le sel et fabriquent des

produits chimiques.

Mais nous touchons là à un point d'importance
primordiale. Si, de nos jours, le Saulnois est sur-
tout un pays agricole, c'est l'industrie qui a fait
sa fortune au cours des siècles passés; c'est le sel

qui a fait le Saulnois. Dès l'époque préhistorique,

la précieuse substance enfouie dans son sol a at-
tiré les hommes chez nous et a continué à jouer
dans les temps qui suivirent le rôle d'un veéritable
pôle d'attraction. Beaucoup de nos petits bourgs
campagnards étaient déjà de florissantes cités in-
dustrielles et commerçantes au moment du« Pagus
salinensis» des Romains et des Francs; les rois mé-
rovingiens s'installèrent ensuite autour des places
à sel; au moyen àge, les ducs de Lorraine et les
comtes de Bar, les éveques de Metz, de Verdun,
de Toul, les abbayes s'y disputèrent les« poëles»
à faire le sel. La carte politique du pays était un
véritable «puzzle où pour s'y retrouver il faudrait
nommer chaque village“. Et, de fait, les amateurs
de souvenirs historiques peuvent faire de belles
glanes chez nous. C'est Tarquimpol, si pittoresque
dans sa presqu'ile au milieu de l'étang de Lindre,
ancienne place fortifiée et relai de la voie romai-
ne . . . C'est Marsal, le „Marosalensis Vicus,
riche de son «„briquelages, de son église moyen-
ägeuse, de sa forteresse tant de fois demantelée et
relevée. C'est Saint-Livier, lieu de pèêlerinage
séculaire avec son étrange légende où se fondent
les souvenirs de l'invasion des Huns et ceux de

la Croisade . C'est Moyenvic, le «Medianus

Vicus». . . C'est Vic-sur-Seille surtout, l'antique

Hôtel de la Monnaie à Vic-sur-Seille Photo Anny Palez

*Bodesius Vicus», où abondent les témoignages
d'un fier passé: vestiges des remparts et des cou-
vents de la «ville aux cent tours», château des
évêques de Metz, vieille collégiale Saint-Marien et
le splendide «hôtel de la Monnaie . .. Et Vic ne
clôt pas la liste de nos vieilles cités saulnoises que
l'histoire a auréolées, il faudrait encore citer Sa-
lonnes, Château-Salins, Delme, Morhange, Munster
près d'Albestroff, et d'autres .. .

Voilà donc évoqués quelques aspects de notre
terroir saulnois. De cette dernière guerre encore il
est sorti bien meurtri. Que de ruines et de misères
à relever après quatre ans d'expulsion des habitants
et les destructions accumulées par les campagnes
de 40, puis de 44-45 Mais le Saulnois s'est remis
à l'ouvrage et, riche des ressources de son sol, de
son passé et d'une confiance tenace en l'avenir, il
revivra, pour que vive la France. Anny PALEZ

POIIR ETRE LIBRAIRE

Voici une singulière appréciation commis: il espérait ainsi concilier son était absorbé dans sa lecture, le maitre

d'un libraire sur une des conditions de
sa profession.
Millevoye, le poète, était entré tout
jeune chez un libraire en qualité de

livres.

Mais un jour que le jeune Millevoye

goùt de l'étude avec le commerce des de la maison lui dit:

— Jeune homme, vous lisez. Vous ne
serez jamais libraire!
Et en effet il ne le fut pas.


Zur ersten Seite Eine Seite zurück Eine Seite vor Zur letzten Seite   Seitenansicht vergrößern   Gegen den Uhrzeigersinn drehen Im Uhrzeigersinn drehen   Aktuelle Seite drucken   Schrift verkleinern Schrift vergrößern   Linke Spalte schmaler; 4× -> ausblenden   Linke Spalte breiter/einblenden   Anzeige im DFG-Viewer
http://dl.ub.uni-freiburg.de/diglit/messager_est_1949/0072