Universitätsbibliothek Freiburg i. Br., J 3458,id-1949
Le Messager de l'est: Almanach pour 1949
Colmar, 1949
Seite: 79
(PDF, 29 MB)
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LE MESAGER DE. L'F 9T 79

XIL siècle, quelques propriétés mentionnées» à
Oye, et Humbert, archevêque de Besançon, par une
charte de 1147, confirma la légitimité de ces pré-
rogatives. — A la mort de Jeannette de Ferrette,
archiduchesse d'Autriche, Oye est encore cité com-
me faisant partie, en 1347, de la succession ma-
ternelle.
Rien, actuellement, ne subsiste d'Oye. — Seul,
un important ouvrage, dépendant de la place de
Belfort, et construit sur un éperon boisé dominant
la vallée de la Savoureuse, en continue le souvenir,
sous l'appellation bien connue de fort du bois
d'Oye.
En langue celtique, oye signifie eau, cours d'eau,
ce qui explique la dénomination ancienne du vil-
lage d'Oye, situé au bord de la Savoureuse, autre-
fois appelée: Rivière d'Oye.
La commune du Valdoie, près Belfort, devrait,
logiquement, s'écrire Valdoye, et non Valdoie,
terme étymologique impropre.

BRACE

Tout semble avoir été dit, par les historiens, sur
l'antique Cité de Brace — ou Brasse — dont le sou-
venir demeure parmi les Belfortains, qui connais-
sent tous la rue de Brasse et, trop souvent, hélas,
la nécropole de Brasse.. .
Aussi, nous ne consacrerons à Brace qu'une
courte notice parmi celles relatives aux localités
disparues des environs de Belfort.
La découverte, en 1841, de nombreux vestiges
romains sur le territoire d'Offemont, prouve indu-
bitablement, que, sur ce point, les Romains avaient
établi une villa d'une certaine importance. Des po-
teries, des médailles exhumées, y attestent l'exis-
tence d'un poste romain qui a dů s'y maintenir
jusqu'au grandes invasions de la fin du V' siècle.
Il apparait qu'Offemont — via vicinalis — devait
être en communication par voie secondaire, avec
Brace (Bracel) et Pérouse, dont l'origine est fort
antique.
Au cours des diverses fouilles effectuées sur l'an-
cien emplacement de Brace, on a trouvé, tour à
tour, des objets celtiques, gallo-romains, ainsi que
des armes bourgondes et franques, et cette décou-—
verte permet de supposer que Brace aurait survécu
jusqu'à la fin du septième siècle, vers 660.
Et cependant, Brace a d exister, tout au moins
en partie, après 660, puisqu'au XIE siecle, il est
cité dans une charte d'Otton d'Achenans, et qu'en
1196, l'église de Brace relevait de la collégiale de
Montbeéliard (ecclesia Bracelis), de même que l'Ar-
chevêque de Besançon cite Richard de «Brasse“,
maire ou baronnet, dans une donation faite, par
les comtes de Montbéliard, à la célèbre abbaye de
Lucelle, prèês Ferrette-en-Sundgau.

Il est malheureusement impossible de déterminer

exactement à quelle date le Bourg a disparu. Au

cours des longs démeêlés qui mirent aux prises les
Maisons de Ferrette et de Montbéliard, la posses-
sion de Brace fut encore revendiquée, et il est alors
fait mention d'un castel avoisinant Brace et Bel-

fort: le chäteau de Montfort. — Ouù se trouvait-il
exactement puisqu'aucun document n'est précis à
ce sujet? Certains historiens croient y voir la fa-
meuse pierre de la Miotte . . .
L'église de Brace était placée sous le vocable de
Saint-Christophe. Quoi qu'il en soit, il semble bien
que Brace ait été dévasté au cours des querelles de
Ferrette et de Montbeéliard.
En effet, à partir de 1223 et 1226, Brace n'est
plus du tout mentionné dans les titres, mais il est
permis de supposer que cette localité fut, en quel-
que sorte, le berceau de la Cité belfortaine.

*

Ainsi, sur le territoire de l'ancienne Brace, de
remarquables découvertes de statuettes de bronze,
de médailles, de vases, de poteries, ont permis aux
savants de confirmer leurs certitudes, quant à
l'existence d'une station militaire romaine, et peut-
être même d'une ville assez importante, sur l'em-
placement assigné.
Nous avons pu admirer, au musée de Colmar,
aux lapidaires, la pierre sculptée trouvée à Brace, et
représentant un cavalier romain. Elle est assez bien
conservée et les sculptures sont d'une remarquable
beauté.
Brace devait être rattaché à la voie militaire de
Mandeure au Rhin, se dirigeant sur Argentuaria,
par Pérouse, Foussemagne, Schweighausen et Wit-
telsheim, et à la grande voie venant du Rhin, pour
aller au pays des Lingons, à Langres, par le Nord
de la Franche-Comté, par Belfort, le „pas de
Ronchamp“, Luxeuil et Port-sur-Saône.
Cette station de Brace, voisine de celle d'Offe-
mont, a dú être détruite à la même époque que le
castrum d'Offemont, c'est-à-dire vers les dernières
années du cinquième siècle.
Il y a, toutefois, lieu de présumer, cependant,
que l'envahisseur a habité, pendant une certaine
époque, et restauré sommairement, pour s'y abriter,
les maisons romaines de Brace, puisque des armes
utilisées, bien après l'occupation romaine, par des
guerriers y résidant, ont été trouvées au cours de
fouilles entreprises.

VILLARS-LE-SEC

Le Territoire de Belfort compte toujours, parmi
ses communes, la petite localité de Villars-le-Sec,
à sept kilomètres de Delle, mais un autre Villars-
le-Sec, proche de Chätenois, près des anciennes
combes de Villars et de la fontaine de Villars, aurait
été détruit, vers 1540, et les causes de sa dispari-
tion sont demeurées assez imprécises.
Seuls, l's urbaires de Belfort, et celui des pays
rattachés à l'Autriche, mentionnent un Villars-le-
Sec, en 1350, 1394 et 1533.

NORMANVIILARS, ET EE
*DOMAINE S DE NORMANVILLARS

Nous étudierons, au cours de cette étude histo-
rique, et plus particulièrement, les caractéristiques


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