Universitätsbibliothek Freiburg i. Br., J 3458,id-1949
Le Messager de l'est: Almanach pour 1949
Colmar, 1949
Seite: 95
(PDF, 29 MB)
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I. E MESSAGER DE L-EST 9 5

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Batou: do la eakttale omment azis Jooint

LA VILLE DES LUMIERES

Avant 1524 aucun essai d’éclairage public n'a-
vVait été fait à Paris. Le 7 juin de cette année-là, à
la suite d'un incendie allumé par des malfaiteurs et
qui avait détruit le tiers de la ville de Meaux, le
Parlement effrayé enjoignit aux Parisiens “de met-
tre à ⁹ heures du soir à leurs fenestres respondan-
tes sur la rue une lanterne garnie d'une chandelle
allumée, et de tenir chaque soir près de la porte,
un seau rempli d'eau.
En 1525, une bande de voleurs, dits les«mauvais
garçons», exerçait à Paris des pillages que l'auto-
rité était impuissante à réprimer; à l'approche de
l'hiver, le Parlement renouvela l'ordonnance des
lanternes et du guet «pour les adventuriers, gens
vagabonds et sans aveu, qui se viennent jeter en
cette ville=. L'ordonnance fut répétée encore en
1526; on y adjoignit la création d'un «lieutenant

Le Paris «“Ssombre-*

criminel de robe courte pour juger les délinquants
surpris en flagrant delit.
Le 29 octobre 1558, nouvelle ordonnance obli-
geant à allumer un falot au coin de chaque rue, de
10 heures du soir à 4 heures du matin. Quinze
jours plus tard, un nouveau règlement substituait
des lanternes aux falots.
Il semble cependant que toutes ces prescriptions
n’aient pas tenu leurs promesses de sécurité; un
siècle après, en effet, nous voyons les Parisiens
accueillir comme une innovation très heureuse l'é-
tablissement d'un service public de «porte-flam-
beaux», qui, moyennant rétribution, se chargeaient
de conduire et d'éclairer par la ville les personnes
obligées de se déplacer la nuit. Cette création était
due à un certain abbé Laudati, de la noble maison
italienne de Caraffa, qui obtint de Louis XIV la
permission de l'exploiter par des let-
tres patentes datées de mars 1662.
Ce privilège fut d'abord concédé à
perpétuité; le 26 août 1665, le Par-
lement en restreignit la durée à vingt
ans, et prescrivit en méême temps
que „tous les flambeaux dont se
serviraient les commis seraient de
bonne cire jaune, achetés chez les
épiciers de la ville ou par eux fabri-
qués et marqués des armes de la
ville *. Les tracasseries administra-
tives, comme on le voit, ne datent
pas d hier.
Les cierges étaient divisés en dix
portions (procéde ingénieux et à
l'abri de toutes contestations, dont
nous avons un reflet dans les «sec-

tions» des autobus et des tram-
ways); on payait cind sous par
portion, y compris le salaire du

porteur; les stations de porte-flam-
beaux étaient distantes de cent toi-
ses; le tarif pour la distance d'un
poste à l'autre était de un sou; si on
se faisait éclairer en carrosse, le prix
était de cinq sous par quart d'heure:
à pied, on payait trois sous pour le
même temps.
C'est au succes de l'entreprise
Laudati qu'est d l'établissement dé-
finitif de l'éclairage public à Paris.
L'ordonnance prescrivant d'installer
des lanternes «dans toutes les rues,
places et carrefours de la ville» est
du 2 sept. 1667. Les “embarras de
Paris» avaient été dénoncés sept


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