Universitätsbibliothek Freiburg i. Br., J 3458,id-1949
Le Messager de l'est: Almanach pour 1949
Colmar, 1949
Seite: 98
(PDF, 29 MB)
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täche.

LE MESSAGER DE LEST

La nouvelle abbaye vue de la Sarthe

servation de l'église et de l'abbaye, lutta pendant
plusieurs années, et à l'avènement de Napoléon, il
sut mettre l'empereur de son côté. Dès le rétablis-
sement du culte, il y eut en France des essais de
restauration bénédictine, mais ils furent infructeux;
c'est à Dom Guéranger que devait appartenir cette
A l'aide des aumônes reçues il rachète le
monastère et se propose le programme suivant:
vie de prière et de chant liturgique; travail intel-
lectuel intense. Puis il part à Rome pour soumettre
au Souverain Pontife les Constitutions qu'il avait
rédigées. L'accueil fut favorable et le Saint-Siège
donna à la nouvelle Congrégation le nom de Con-
grégation française de Saint-Benoit, affiliée à la
Congrégation du Mont-Cassin. Quelques mois plus
tard, Dom Guéranger prenait possession de la nou-
velle abbaye et cèélébrait le premier office pontifi-
cal. La restauration bénédictine était accomplie.
L'oœuvre de Dom Guéranger est capitale. II rêtablit
la liturgie romaine en France et eut une action con-
sidérable sur les esprits de son époque.

Peu de temps après sa mort, les décrets de 1880
vinrent bouleverser les monastères de Solesmes en
explusant les religieux qui furent reçus dans les
chäteaux des environs: ils se réunissaient pour en-
tendre les conférences spirituelles de l'Abbé et de-
vaient mener une vie errante aux portes mêmes de
l'abbaye gardée militairement. Quand vint la Gran-
de Guerre, les moines qui s'étaient finalement exilés
à l'ile de Wight revinrent en France.

La journée d'un moine

L'office divin est le fond de la vie contemplative
et le chant grégorien, célèbre dans le monde entier,
est chanté à Solesmes dans toute sa pureté. Le lever
de nuit n'est plus en usage, et les moines, qui se
couchent à 9 heures, se levent à 4 heures du matin
pour le chant de l'office nocturne.

A heures, messe privée des religieux.

A 7 h. 15, récitation de l'heure de prime suivie
du Chapitre, où l'Abbé reçoit l'accusation des fau-

tes commises contre la Règle et impose les péni-
tences.

A ⁹ heures, messe conventuelle chantée.

A midi les repas ont lieu en commun. Le silence
n'est jamais rompu au réfectoire, et la lecture est
faite à haute voix par un religieux. S'il y a un hôte
(ce qui arrive presque toujours), une petite maison
est à sa disposition dans le jardin de l'abbaye, le
Père Abbé lui verse de l'eau sur les doigts avant le
repas et lui donne son anneau à baiser.

En dehors de l'Avent et du Carême, la viande est
permise plusieurs fois par semaine, et le régime des
moines, d'après leur témoignage et celui des hôtes,
n'a rien de particulièrement rigoureux. L'ascèse
principale du moine est la soumission à son abbeé,
et l'obéissance est donc son principal moyen de
perfection. Sa pauvreté n'est pas le déenuement mais
l'absence de toute propriété.

Comme nous l'avons dit, l'office divin tient la
première place dans sa vie; c'est là sa fonction so-
ciale, et après cela seulement viennent les travaux
d'érudition qui, aux yeux du public, ont fait la cé-
lébrité du Beénédictin: théologie, droit canonique,
archéologie chrétienne, musique sacrée, etc., sont
les branches qu'à Solesmes on travaille le plus. Une
bibliothèque d'une richesse exceptionnelle, qui
contient 100.000 volumes, permet aux moines ce
travail, et les hôtes, eux aussi, ont le droit de con-
sulter ces ouvrages.

D'ailleurs, l'hospitalité des moines est pour les
hôtes d'une générosité et d'une cordialité très
grandes. Les femmes ne sont jamais admises à l'in-
térieur de la clôture, mais les hommes y sont ac-
cueillis comme des frères, et ceux qui vont à So-
lesmes y faire une retraite en conservent un sou-
venir inoubliable. Après l'agitation de la vie mo-
derne, Solesmes est l'atmosphère de calme, de vé-
rité et de paix ouù l'on vient se retremper pour
continuer la vie de chaque jour. Là on remet les
choses à leur vraie place et on comprend que la
vie elle-même n'a d'importance que comme prépa-
ration à l'Eternité.

Le réfectoire de la nouvelle abbaye de Solesmes




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