Universitätsbibliothek Freiburg i. Br., J 3458,id-1949
Le Messager de l'est: Almanach pour 1949
Colmar, 1949
Seite: 99
(PDF, 29 MB)
Bibliographische Information
Startseite des Bandes
Zugehörige Bände
Regionalia
Oberrheinische Kalender und Almanache

  (z. B.: IV, 145, xii)



Lizenz: Public Domain Mark 1.0
Zur ersten Seite Eine Seite zurück Eine Seite vor Zur letzten Seite   Seitenansicht vergrößern   Gegen den Uhrzeigersinn drehen Im Uhrzeigersinn drehen   Aktuelle Seite drucken   Schrift verkleinern Schrift vergrößern   Linke Spalte schmaler; 4× -> ausblenden   Linke Spalte breiter/einblenden   Anzeige im DFG-Viewer
http://dl.ub.uni-freiburg.de/diglit/messager_est_1949/0103
LE MESSAGERDE L'EST

Il est de célèbres collèges dont,
à juste titre, s'honore l'Angle-

terre: Harrow, Eton, Winches-
ter, établissements d'instruction
secondaire, d'où sort l'élite de la
jeunesse anglaise, Oxford qui

compte vingt-quatre établisse-
ments ouverts aux étudiants,
Cambridge . . .

Quand on parle de Cambridge,
l'une des deux universités d'où
sont sorties tant d'illustrations,
on se figure volontiers qu'elle
n'est accessible qu'aux jeunes
gens. C'est une erreur.
Tout comme Oxford, sa rivale,
pépinière de futurs soldats, dont
beaucoup se sont distingués pen-
dant la guerre, l'Université de
Cambridge compte beaucoup de
jeunes filles non moins studieu-
ses et appliquées.
En réalité, pendant plusieurs
siècles, l'Université n'a été ou-
verte qu'aux jeunes gens seuls,
mais depuis l'important mouve-—
ment feéministe qui se produisit
en faveur de l'instruction supé-
rieure, le droit de suivre ces
meêmes cours et de passer un exa-
men, en tout égal comme travail
et comme force à celui des étu-
diants, fut accorde aux jeunes
filles.
Au début, les étudiantes n'as-
sistaient qu'à certains cours spé-

ciaux; peu à peu on leur facilita

l'entrée aux conférences des jeu-
nes gens. Graduellement leur
place s'élargit et on leur accorda
enfin, par politesse, à titre de
faveur, de passer les mêmes exa-

Mge Aoe ta Famme

Les Etudiantes à l'Université

de Cambridge

mens qu'eux. L'autorisation ne
devint formelle qu'en 1881 et,
malgré cet avantage, n'étant pas
considérées officiellement comme
membres de l'Université, elles ne
peuvent ajouter à leurs noms
B. A. (c'est-à-dire Bachelor of
Arts) ou M. A. (Master of Arts).
L'épreuve subie victorieusement
ne leur confère pas le grade de
doctoresse, mais simplement un
certificat de mérite qui les place
du moins en évidence et leur
permet d'aspirer à des situations
en rapport avec leur capaciteés.
L'organisation de l'Université
proprement dite date de 12289.
Favorisée de privilèges royaux
spéciaux, qui donnèrent plusieurs
fois occasion à des troubles et à
des émeutes de la part des bour-
geois blessés de cette marque de
faveur, elle fut réorganisée en
1591, puis en 1878 par une Com-
mission placée sous la présidence
de Lord Selbourne. L'Université
de Cambridge comprend dix-neuf
collèges dont deux pour dames.
Ces derniers se composent de
deux maisons distinctes l'une de
l'autre, où les jeunes, filles sont
logées et nourries. Des profes-
seurs viennent faire certains
cours dans ces établissements et
les étudiantes en suivent d'autres
à l'Université même. Les études
universitaires sont tenues en
grand honneur en Angleterre, ce
qui explique la nomination de la
sour d'un ministre à ces fonc-
tions importantes et enviées de
directrice en chef. Elle occupe un

appartement particulier et est
servie chez elle, visitant de temps
à autre les trois «halls» admi-
nistrés chacun par une directrice
qui lui rend compte de sa ge-
rance. Celle-ci prend ses repas
dans le réfectoire des élèves,
mais s'assied à une table suréle-
vée, «high table» placée sur une
estrade, et quand elle veut hono-
rer particulièrement une élève,
elle l'invite à s'asseoir à côté

d'elle.

Un registre contient le nom de
toutes les élèves du «hall». Le
petit déjeuner du matin, qu'elles
viennent chercher elle-mêmes,
est contrôlé au registre par une
marque spéciale; l'examen du li-
vre se fait le soir, d'une façon
solennelle, par la directrice, à la-
quelle on apporte le registre im-
médiatement après le plat de
viande. C'est encore le moment
que choisissent les élèves pour

lui faire part des invitations re-

cues et demander l'autorisation
indispensable d'aller prendre un
repas dans le «hall» voisin. Une
caisse, alimentée par une cotisa-
tion régulière versée par les élè-
ves, est constituée pour couvrir
les frais de l'ornementation des
tables (les fleurs), de la biblio-
thèque et des pourboires donnés
aux domestiques, pourboires dont
le chiffre est fixé par ladite
caisse.

Le lever des élèves est fixé
pour 7 hrs 15; les prières se di-
sent à 8& hrs; puis vient le petit
déjeuner. Le travail commence


Zur ersten Seite Eine Seite zurück Eine Seite vor Zur letzten Seite   Seitenansicht vergrößern   Gegen den Uhrzeigersinn drehen Im Uhrzeigersinn drehen   Aktuelle Seite drucken   Schrift verkleinern Schrift vergrößern   Linke Spalte schmaler; 4× -> ausblenden   Linke Spalte breiter/einblenden   Anzeige im DFG-Viewer
http://dl.ub.uni-freiburg.de/diglit/messager_est_1949/0103