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LE ME S SAGER DU RHIN

bibliotheque et qui represente,
dans le plus minutieux detail,
l'interieur d'une riche maison
d'Amsterdam au commencement
du XVIIF siecle.

Le tsar Pierre le Grand avait
charge un riche Bourgeois de cet-
te ville de lui faire faire cette
maisonnette en miniature pour
l'emporter en Russie, comme un
souvenir de la Hollande. Le riche
bourgeois qui s'appelait Brandt,
s'acquitta de la commission en
bon Hollandais, lentement et
bien.

Les plus habiles ebenistes de la
Hollande fabriquerent les meu-
bles, les orfevres les plus experfs
firent l'argenterie, les typogra-
phes les plus soigneux imprime-
rent les petits livres avec des ca-
racteres speciaux, les miniaturistes
les plus delicats peignirent les ta~
bleaux, la lingerie fut fabriquee
en"Flandre, les tapisseries ä Utrecht
.

Apres vingt cinq ans de tra-
vail, toutes les chambres se trou-
verent pretes. La chambre nup-
tiale etait garnie de tout le iinge
necessaire et de tous les objets
indispensables pour l'apparition
du nouveau-ne; dans la salle ä
manger il y avait un microscopi-
que Service ä the sur une petite
table grande comme un ecu; la
galerie de tableaux, quand on la
regardait ä la loupe, etait com-
plete; dans la cuisine il y avait
de quoi faire un diner de Lucul-
lus pour une societe de Lillipu-
tiens; il y avait la bibliotheque.
un cabinet de curiosites chinoi-
ses, des cages d'oiseaux, de petits

livres de priere, des tapis, de la
lingerie pour toute la famille avej
des dentelles et des broderies tres
fines; il n'y manquait qu'un icu-
ne menage, une femme de chambre
et une cuisiniere, qui aura'ent
du necessairement etre un peu
plus petits que des marionettes
ordinaires.

Mais il y avait un malheur :
c'est que la maison coütait cent
vingt mille francs. Le tsar, qui,
comme chacun le sait, etait un
homme econome, la refusa, et
Brandt, pique, pour faire honte ä
l'avarice imperiale, en fit cadeau
au musee de La Haye.

UN DON APPROPRIE

Le pape Leon X recompensait
avec magnificence le merite et le
vrai talent; mais il avait soin de
repousser les charlatans et leurs
decouvertes trompeuses et inu-
tiles.

Un alchimiste qui pretendait
avoir trouve la pierre philosopha-
le ou l'art de la transmutation
des metaux se fit presenter au
pontife et se recommanda ä sa
generosite. Leon X lui fit remet-
tre une grande bourse vide et lui
dit :

— Puisque vous savez faire de
l'or, mon ami, vous n'avez besoin
que d'une bourse pour l'y mettre.

EXCEPTE LE LORD-MAIRE

L'Anglais Foote, homme original
, s'elevait souvent contre cer-
taines vieilles coutumes de sa pa-

trie, en honneur depuis des §ie-
cles, et qui lui semblaient pour le
moins inutiles. Certain jour qu'il
voyageait dans la partie occiden-
tale de l'Angleterre^ il s'arreta
pour dejeuner dans une auberge.

Lorsqu'il eut regle son compte,
l'aubergiste lui demanda s'il etait
satisfait :

— Extremement, lui repondit le
voyageur, j'ai dine comme personne
en Angleterre.

— Excepte le lord-maire pour-
tant, fit l'aubergiste avec vivacitc.

— Je n'en excepte personne,
riposta Foote.

— Vous devez en excepter le
lord-maire, reprit l'aubergiste en
s'animant.

— Pas-meme le lord-maire, dit
Foote en appuyant sur chaque
syllabe.

La dispute s'envenima au point
que l'aubergiste obligea son client
a comparaitre devant le juge de
paix de l'endroit.

— Monsieur Foote, lui dit gra-
vement le magistrat, vous saurez
que c'est une habitude de temps
immemorial dans cette ville de
faire toujours une exception en
faveur du lord-maire, et afin que
vous n'oubliez pas une autre fois
de respecter nos coutumes, je
vous condamne ä un Schilling
d'amende.

Foote exaspere fut oblige de
s'executer. Puis, il se dirigea vers
la porte en disant ä haute voix :

— Je ne connais pas, dans toute
1'Angleterre, un homme plus stupide
que cet aubergiste .. . excepte
le lord-maire, ajouta-t-il en se
tournant vers le magistrat.

FABRIQUE DE CARTONS BITUMES ET DE PRODUITS BITUMINEUX

ANDRE DIEBOLD

STRASBOURG 2, Bld. Jacques Preiss

Telephone: 504.17

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